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Histoire des soins infirmiers

mai 6th, 2011 by Nacer

Histoire des soins infirmiers
Epoque
ANTERIEURE A FLORENCE NIGHTINGALE

Depuis les temps les plus reculés, l’instinct maternel a désigné la femme pour donner les petits soins journaliers aux malades. Elle s’est acquittée de cette tâche dans l’ombre des maisons antiques, puis dans la paix des monastères sous l’autorité de l’Eglise, dans les hôpitaux décadents du XVIlleme siècle et elle continue au grand jour de la vie moderne. Cette histoire est faite d’avances et de reculs, d’adaptation à des conditions de vie toujours nouvelles. Elle est fortement influencée par la philosophie, les conditions économiques, les mœurs de chaque siècle. Elle est riche de beauté morale, fertile en enseignements pratiques.
Histoire de la profession infirmière à travers différents pays
1 - Les peuples primitifs
Chez eux les maladies sont attribuées à des causes surnaturelles démons, animaux. Il est donc normal qu’on leur oppose des fonnules magiques, des pratiques de sorcellerie et que les médicaments soient des substances destinées à incommoder les mauvais esprits. Ce sont les prêtres ou les sorciers qui les administrent, la garde-malade n’a pas de place reconnue dans ces civilisations.
La maladie est considérée comme étant un péché et une manifestation de la colère du Dieu. Les malades sont pris en charge par les femmes des tribus, qui n’ont aucune formation sur les soins à donner aux malades. Parmi les célèbres personnes qui ont un pouvoir pour aider les malades, nous citerons le “Médecine man”. Ces personnes s’isolaient, tous leurs efforts étaient centrés sur l’utilisation de la magie. Cette idée à persisté longtemps, et ils ont eu beaucoup de peine pour séparer magie, médecine et religion.
2 - L’Inde antique
Elle a laissé dans les Véda la marque d’une civilisation évoluée. L’hygiène semble y avoir tenu une grande place, la chirurgie est avancée, on nous parle d’infirmiers dont on exige la connaissance des drogues, l’intelligence, le dévouement. L’infirmière doit être dévouée dans son travail et la prise en charge des malades puisqu’elle est la suppléante du médecin.
3 - En Egypte
La médecine est fortement teintée de magie, il n’y est pas question d’hôpitaux mais par contre l’hygiène personnelle fait l’objet de nombreuses recommandations.
4 - La médecine Grecque
La médecine moderne a été créée par Hippocrate en attribuant la maladie à des causes naturelles. Il met l’observation clinique en honneur, et traite ses malades par l’air, la lumière, le régime, le repos moral.
5- Rôme :
La médecine est fonction de la guerre, elle guérit rapidement le soldat pour lui permettre de retourner à la bataille. Ce sont des esclaves qui soignent les malades. Les aqueducs et les égouts romains témoignent du souci d’hygiène de ce peuple.
6 - Chez les Juifs
L’hygiène publique et privée atteint un niveau élevée. La loi de Moise est remplie de recommandations d’hygiène corporelle, de préceptes d’hygiène alimentaire, de prescriptions hygiéniques appliquées à une population nomade.
7 - Christianisme
Il a sur les soins aux malades une influence décisive. Il éveilla l’amour pour les faibles et les humbles et fit de la chanté un des plus hauts devoirs. La conversion des grandes dames romaines au christianisme explique qu’elles mirent au service des malheureux leur fortune, dont elles pouvaient disposer assez librement même mariées.
Les femmes célibataires, d’autre part, trouvèrent grâce à l’Eglise une place dans la société et purent se rendre utiles. C’est à cette époque que vivent les femmes d’élite comme Marcelle, Fabiola, Paula qui transforment leurs palais en retraites pour leurs sueurs dans la foi, en asiles pour les malheureux, et sont parmi les premières fondatrices d’hôpitaux. Les hôpitaux de cette époque sont nés de la large hospitalité des premiers chrétiens. Ce sont des asiles connus sous le nom de Xénodochéion, ils recueillent les étrangers, les voyageurs, les vieillards, les orphelins, les malades, les incurables. Ils rassemblent, au nom de la charité chrétienne, toutes les infortunes humaines.

Dans les premiers temps du christianisme, les diaconesses se consacrent à des tâches ecclésiastiques et secourent les pauvres et les malades au cours de leurs visites.
Dans la littérature infirmière, Fabiola est consacrée mère de la pratique soignante transmise par les femmes, ce qui laisse à penser qu’avant le christianisme, les femmes n’avaient aucune activité soignante. De plus, faire d’elles le modèle original des soins transmis par les femmes, conforte le message idéologique qui dit que : “soigner relève du don aux pauvres, aux défavorisés, aux plus démunis” et requière une générosité exceptionnelle pour une, femme de classe sociale élevée”.
La femme a toujours été guérisseuse, donc les soins s’attachent fondamentalement aux activités de la femme. C’est elle qui met au monde, c’est elle qui a la charge de “prendre soins” de tout ce qui entretient la vie quotidienne de la collectivité. Tout cela témoigne d’un ensemble d’activités se proposant d’assurer ou de compenser les fonctions vitales. Les activités de soins prodiguées par les femmes s’organisent essentiellement autour de deux pôles de la naissance à la mort : le corps, lieu de l’expression de la vie individuelle et collective, et tout ce qui contribue à le ressourcer, le restaurer : L’aliment.
8 - Moyen-âge
Depuis la chute de l’Empire romain, l’Eglise stipulait parmi ses devoirs primordiaux l’assistance aux malades.
Cette tâche a été réalisée par les moines et les nonnes qui se trouvent dans les hôpitaux du moyen-âge. L’Eglise amasse des documents médicaux. Les frères et sœurs se transmettent leurs connaissances sur l’art des soins par tradition orale. Les hôpitaux du moyen-âge hébergent tous les malheureux. Ce n’est que vers le XIIème siècle qu’ils se bornent à ne recevoir que des malades. Les locaux sont construits dans le style des palais de l’époque. Partout, l’esprit religieux les pénètre. La guérison du corps est subordonnée à celle des âmes et les soins médicaux aux devoirs religieux.
Les multiples ordres soignants peuvent se classer en
• Ordres militaires soignants
• Ordres réguliers
• Ordres séculiers
8 - 1 : Les ordres militaires soignants
Les plus célèbres sont l’ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou chevaliers de Malte qui avaient mis aux nombres de leurs activités les soins aux malades et les chevaliers de Saint-Lazare qui se consacrèrent particulièrement aux lépreux.
8 - 2 : Les ordres réguliers
C’est essentiellement l’ordre des sueurs Augustines de l’hôtel-Dieu de Paris qui maintenait les sœurs cloîtrées dans l’hôpital. Elles y menaient une vie pénible, trop peu nombreuses pour donner les soins aux malades, surchargées de durs travaux ménagers, elles étaient astreintes à des exercices religieux prolongés. Au cours des siècles, des difficultés surgirent entre les sueurs et les autorités chargés de gouverner l’hôpital de Paris, et l’état sanitaire de l’hôtel-Dieu était loin d’être satisfaisant.
8 - 3 : Les ordres séculiers
Lyon, était desservi par des sueurs séculières, dirigées par une supérieure responsable de tout le personnel soignant de l’hôpital, en plus de la direction laïque. Des figures comme celles de Saint-François d’Assise, et de saint Elisabeth de Hongrie, se dressent comme des symboles de la charité chrétienne du moyen-âge. La beauté spirituelle est la base de leur action. Ils se penchèrent sur la misère des lépreux.
9 - La renaissance
La renaissance et la réforme n’ont eu que peu d’influence sur les soins aux malades. La dissolution des ordres soignants entraîna cependant, dans certains pays protestants une décadence des hôpitaux. A cette époque des ordres continuèrent à se fonder dans les pays catholiques. En France au XVIIème siècle Saint-Vincent de Paul fonde la compagnie des ‘filles de la charité” avec l’aide de Mlle Legras, afin de secourir les pauvres et les malades dans les paroisses. Dans tous les pays, on assiste à une dégénérescence des hôpitaux vers la fin du XVIIème siècle. Les malades sont soignés dans des salles mal propres, jamais aérées, entassés plusieurs par lit. Particulièrement en Angleterre, les soins sont donnés par des femmes ignorantes et grossières qui boivent et maltraitent les malades. Les traditions anciennes empêchent certains ordres de s’adapter aux progrès médicaux. Pour cela une réforme des soins s’avère urgente et nécessaire au début du XIXème siècle, qui est l’époque du progrès scientifique et de l’émancipation de la femme. Tout cela fût favorable à une renaissance des soins. Cette réforme a été l’œuvre de Florence Nightingale en Angleterre puisque toutes les voies ont été ouvertes pour elle.
Les soins infirmiers dans le Monde Arabo-musulman
Pendant l’ère islamique, les arabes se sont beaucoup intéressés à la médecine. Ils étaient les premiers à instaurer l’anesthésie comme moyen antalgique chez les malades. Ils étaient aussi les premiers à utiliser la cautérisation dans la chirurgie. L’histoire rapporte que les médecins arabes étaient les premiers à avoir rédigé des manuscrits sur la lèpre, et à lui réserver des endroits isolés “léproseries” dans les hôpitaux, ceci depuis le VIIème siècle.
Pendant cette ère, la femme arabe avait le mérite de soigner dans le domaine du secourisme et du nursing. Certaines femmes arabes ont joué un rôle important depuis l’aube de l’Islam. A côté de leurs tâches et leurs devoirs d’excellentes femmes de foyer. Elles étaient volontaires et bénévoles dans les batailles du prophète ou ” RASSIAS”, voulant servir au cours du “DJIHAD” les blessés, s’occuper des malades, espérant la miséricorde et la clémence de Dieu, Elles étaient nommées
” الأسيات “ou” الأواسي “ce qui signifie la participation spirituelle. Elles accompagnaient les Moudjahidines (les combattants), portaient les ustensiles pleins d’eau et tout le nécessaire de bandages, plâtres pour secourir les blessés, panser leurs plaies et immobiliser leurs fractures. C’est l’époque où la fièvre des traductions s’est emparée des Arabes, celle de la soif d’apprendre, de compiler les écrits des anciens, de les commenter et les assimiler. C’est la période de l’adaptation de la médecine grecque, et accessoirement syrienne, égyptienne et indienne au système général de la civilisation et des sciences de l’Islam.

La femme arabe a beaucoup apprit de ces sciences et a pratiqué la médecine sur des bases scientifiques très saines. Les tâches des infirmières bénévoles au cours des batailles du prophète MOHAMMAD (que Dieu bénisse et lui donne la paix), étaient considérées comme ordre du prophète et relevaient d’une conception et d’une pratique administrative sans failles. Les femmes suivaient les guerriers. Elles étaient protégées par des Moujahidines choisis pour couvrir l’arrière des troupes des guerriers musulmans et, dans le cas où un intrus arrivait à pénétrer à proximité des femmes, ces dernières se défendaient même avec le mât servant à soulever les tentes . Chaque tribu participait aux conquêtes du prophète. Les volontaires se rassemblaient par groupes afin de porter secours aux blessés. Cette liaison *a favorisé la connaissance entre infirmière et Moujahidines et de cela découle la sécurité pour les collectivités et l’aisance des services médicaux dans les guerres, dont l’aune essentielle était les épées. Le prophète donna l’ordre pour que ces femmes bénévoles soient désignées pour soigner, et soient protégées ravitaillées et commandées par son épouse.
On racontait que le prophète a cautérisé la plaie saignante au bras de SAAD Ibn Moâd avec une pointe de flèche chauffée sur le feu. On racontait aussi que Rekaya El Ansaria n’a pas voulu retirer la flèche qui a pénétré la poitrine de SAAD Ibn Moâd afin de ne pas accélérer l’hémorragie, elle utilisait aussi des produits chimiques pour stopper l’hémorragie.
Ci dessous les exploits de certaines compagnes qui ont combattu avec le prophète et le rôle de chacune d’elle
• La mère des croyants SAIDA Aïcha : (que Dieu soit satisfait d’elle)
Elle s’est illustrée avec Om Saliin à la bataille d’OHOD avec le prophète et dans d’autres batailles, elle a soigné le prophète quant il était malade.
• Om Aymen : (La nourrisse du prophète)
• Elle a fait les deux Higra et a assisté aux bataille de OHOD et KAYBER. Elle donnait à boire aux blessés, les soignait. Son mari était pan-ni les martyrs de l’une de ces batailles.
• Om Salim : (La mère de Anas Ibnou Malek)
• Elle a contribué aux batailles d’OHOD_ KAYBER et HONAYN. Elle était la compagne de SAÏDA AÏCHA ( que Dieu soit satisfait d’elle) dans la bataille d’OHOD, elles transportaient l’eau aux guérriers musulmans et soignaient les blessés.
• Une autre figure, parmi les compagnes du prophète fût celle de l’héroïque
• Roufeïda El Ansaria : Digne représentante du corps des infirmières des premières armées de “Djihad”, elle se rendit célèbre par son dévouement exemplaire au cours de la bataille d’OHOD. Roufeïda devait faire école et susciter autour d’elle de nobles et durables vocations.
• D’autres noms célèbres tels que : Om Salma et Oumeyma Ben Kays El Ghaffaria, Oln Ziad et Om Habiba El Ansaria.
• L’histoire nous décrit les activités des femmes musulmanes qui sont prolongées jusqu’après la propagation de l’Islam hors de l’Arabie.

• Les femmes ont excellé dans la pratique des soins aux malades. Depuis, le début de la dynastie des “OMEÏADES”, Zineb (médecin de Beni Aoud), était une praticienne dans les maux des yeux, les blessures et elle soignait les femmes et les hommes.
La sœur de HAKID, fils de Zahr El Andalous, et sa fille ont de vastes connaissances dans les soins et les maladies des femmes.
La sœur de HAKID, fils de Zaltr El Andalous, et sa fille ont de vastes connaissances dans les soins et les maladies des femmes. Les femmes ont contribué à aider les médecins dans leur travail, EZZAHRAOUI se tenait derrière un paravent et donnait ses instructions aux sages femmes au cours des accouchements dystociques.

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